La Mue 2006

duo





COMPAGNIE AB OVO - IOANNA/MENARD
Chorégraphie et interprétation Claudio Ioanna et Philippe Ménard (Compagnie Ab Ovo) Musique La Monte Young.Thomas Brinkmann.Aphex Twin.Chant traditionnel haïtien Réalisation Vidéo Strike fp|Cristina Vuolo et Gianluca Stuard Création lumière Massimiliano Sachetti Tehchnique Hervé Sorignet et Véronique Guidevaux Photos Jean-Marc Bouaziz


Production Compagnie Ab Ovo – IOANNA|MENARD Coproduction Centro di Ricerca Coréografica | Pescara | Italie Accueil studio Les Journées Danse Dense | Pantin
Avec le soutien du CND (Centre National de la Danse) pour le prêt de studio





La Mue 2006


« Nous avons exploré le moment de l’entre-deux corps, entre le corps visible, actuel et le corps mémoire qu’il sécrète ; le changement de peau, pour construire une danse de transformation et de dépôt : une mue.
La Mue questionne le corps, la mémoire qui s’y inscrit, la poésie de son évolution. Les danseurs tracent des espaces horizontaux et verticaux jusqu’à créer une danse d’expulsion et évolue de l’état vertical passant par un état intermédiaire, à la recherche d’un nouvelle équilibre, d’une nouvelle structure en devenir.
L’espace, entité abstraite, plate-forme noire, échantillon d’infini, se transforme lui aussi. Il est continuellement réinventé par le passage des danseurs. Il se déploie jusqu’à nous révéler une nouvelle dimension virtuelle, incarnée dans l’image vidéo des corps projetés sur le sol.
Corps virtuels et corps réels se confondent et se dédoublent. L’image apparaît plane et profonde, jusqu’à « être sensible » : un gouffre d’image dans lequel nous trouvons notre propre vision »
Philippe Ménard et Claudio Ioanna



Création
Du 24 au 28 janvier 2006
Théâtre Le Colombier | Bagnolet
En partenariat avec les Journées Danse Dense
En coréalisation avec le Théâtre Le Colombier | Bagnolet



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All White Happening 2004

pièce pour 14 interprètes





Chorégraphie Philippe MENARD
Crée dans le cadre de Modem – cours de perfectionnement de la Compagnie ZappalàDanza à Catane en Sicile


Production Scenario Pubblico | Catane | Sicile





All White Happening 2004


La peinture de Bilal, jamais statique, est Danse.
Danse dense, au premier coup d’œil.
Ici, les corps semblent en perpétuels mouvements, la danse prend corps, les corps sont dansants.
L’espace qu’ils habitent se remplit peu à peu des traces de leurs passages et, là, naît le dessin de Bilal : des tableaux d’une force émotive et esthétique inouïe au service d’un univers plutôt sombre, projeté vers un futur proche.
La violence, la montée des intolérances, la déshumanisation, la mémoire et l’identité sont les thèmes qui lui sont chers et qui traversent toute son œuvre.
Ses personnages ont d’étranges attributs. La Femme Piège pleure donc des larmes bleues et des miniatures se glissent dans sa dernière trilogie. Il n’est pas rare que ses figures féminines révèlent des cicatrices, des blessures. Dans Un Siècle d’Amour, la chair apparaît gris clair, en un subtil équilibre entre noir et blanc ; la nudité se révèle vulnérabilité. Il y a bien sûr une connotation érotique mais il s’agit aussi du corps en danger face à un pouvoir oppressant comme dans Le Sommeil du Monstre où l’obscurantisme qu’il met en scène fait référence à la dégradation ; la Shoah est citée.
Son univers est emprunt d’une mémoire individuelle, collective et prospective où se mêlent des images écrites de l’éclatement de la Yougoslavie, son « lieu » de naissance, et des images peintes d’une étrange conjugaison passé-présent-futur. Dans La Foire aux immortels, un homme surgelé se réveille, sa mémoire revient petit à petit et, avec elle, des poèmes de Baudelaire qu’il va réciter tout au long des évènements. Le premier, Une Charogne, décrit la mort dans son aspect le plus répugnant. La chair rouge et vibrante d’un cadavre, selon Bilal, ne se dessine pas, elle se nomme.

Les dessins de Bilal, ses aplats, aux antipodes de la ligne claire, jouent comme une mémoire enfouisseuse, qui refoule dans les angles des points aveugles, des zones d’ombres, des pans entiers du temps perdu. « La ligne claire, précise-t-il, ne produit aucune émotion, seulement de la nostalgie. Je suis plutôt pour que la peinture fasse problème, dérange ».
All White Happening s’intéresse particulièrement à l’énergie fulgurante contenue dans le tracé de Bilal et aux différents états de corps qu’il décline dans son œuvre. La danse ira chercher dans ce qu’elle porte de plus traçant, projeté, électrique et vibrant.
14 personnages, semblant tout droit sortis d’un tableau de Bilal, rechargent leur batterie. Quand la prise se débranche, un flux d’images les traverse comme une mémoire inconsciente qui se fait « chair ».
Ici, l’humanité a soif de quelque chose qui la transcende.
Comme les personnages de Bilal, elle a encore besoin d’aimer.



Création
Les 29 et 30 Mai 2004
Scenario Pubblico | Catane | sicile