I wanna dance all night 2011
solo
2ème partie du diptyque MAYDAY MAYDAY 2009-2011
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Il s'agit ici de relier le danseur avec son parcours personnel dans la danse. Comment il peut
reconquérir sa nécessité première de la danse. Comment il peut à travers la superposition des
codes de toutes les danses traversées, reconquérir son propre geste dansé. Est-ce que celui-ci
existe seulement? Préexiste-t-il chez le danseur un geste dansé intime, survivant, émergeant, à
tous les codes et gestes traversés? Un geste dansé essentiel à retrouver? A inventer? A réinventer?
Ou bien est-ce le destin du danseur de finir là, à cet endroit du tableau blanc, à cet
endroit où rien ne peut plus être dansé, définitivement? |
vidéo
Prise de vue - Montage - Etalonnage : José-Miguel Carmona |
distribution
Conception, chorégraphie et interprétation Philippe Ménard Regard dramaturgique Carole Thibaut Assistante Corinne Hadjadj Création lumière Cyril Leclerc Régie générale Guillaume Pons Photo Beatrice Pavasini Production-Diffusion Anaïs Héroguel |
création
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Du 23 février au 12 mars 2011 (du mercredi au samedi) |
presse
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"Dans la cour du théâtre la Parenthèse, Philippe Ménard (le danseur, pas le jongleur dont on vous a récemment parlé dans Mouvement) oscille dans I Wanna Dance All Night entre danse exaltée et équilibre précaire. Seul sur scène, le danseur commence par tenter de tenir un équilibre penché en avant, puis esquisse des gestes de différentes danses (disco, classique, contemporaine, voire simplement bizarre) qu'il enchaîne de plus en plus rapidement. Après un bref moment de danse débridée sur What a Feeling, la musique-phare de Flashdance, il arrête la musique, gêné, avant d'entamer une chorégraphie plus lente, entre position instable et apesanteur. « Ainsi Philippe Ménard vient au solo mais n’en vient pas. Nuance qui permet de ne pas confondre le grand moment de libération très jazz Flashdance au cœur de la pièce, avec le témoignage virtuose où un danseur montre ce qu’il sait faire. Celui-là, il l’a déjà fait voir, avant, pour d’autres. La question est d’ailleurs là ; vérifiée dans la séquence où il enchaîne les poses, bouche tordue en rictus ou port de bras classique, ou pantalon baissé, à la demande d’un supposé créateur, mais de plus en plus vite. « Philippe Ménard clôt sa recherche par une réelle introspection, une mise en corps de sa propre histoire, et par là même, de ses propres monstres. Ici, l’urgence de danser se fait plus palpable, renvoyant l’image d’un danseur, enfermé dans son désir secret : I wanna dance all night. Qu’est-ce qui le meut, comment doit-il écrire son geste après une vie de danse ? Le solo est écrit comme la montée en puissance de ce sentiment de contenir ses propres fantômes, et de ne pas savoir comment les faire sortir, ou même vivre avec. Le danseur convoque en son corps les codes et les figures que l’on sent enfouies depuis des années. Parfois étranger à lui-même, luttant contre l’envahissement d’un geste trop lourd ou chargé de sens, il cherche à extirper hors de lui un passif encombrant. Comme dans le solo précédent (Ridi! Pagliaccio!), il faut à son héros une échappée belle : ici le rire n’est plus, juste la joie de danser, assumée enfin pleinement. Et l’on danse avec lui.
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production
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Production compagnie pm
Coproduction CCN de Mulhouse
Coréalisation L’étoile du nord | Paris
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